L’invasion russe en Ukraine prédite par des mouvements de troupes cartographiés à partir des réseaux sociaux, des preuves d’exactions sur des « civils » recensées dans des zones de conflits armés, des investigations environnementales sur les exploitations minières soutenues par des images satellites ou encore un mafieux retrouvé après 20 ans grâce à Google Maps. Les journalistes ont désormais recours aux méthodologies et aux outils de l’OSINT (pour « Open Source Intelligence Techniques »), qui désigne l’exploitation d’informations accessibles publiquement. Les traces numériques, parfois dissimulées mais souvent disponibles, sont des éléments que les professionnels de l’information peuvent exploiter au service d’un travail quotidien ou d’enquêtes au long cours.
Connaissances basiques en informatique (utilisation d’un ordinateur)
Maître-assistant à l’IHECS, il y enseigne notamment la conception de nouveaux formats multimédias et l’enquête numérique (OSINT, datajournalisme). Parallèlement, il a rejoint comme indépendant la cellule économique de la Libre Belgique en 2019, puis y a rallié la rubrique de fact checking, « La Source ». Avant cela, il avait travaillé pour plusieurs rédactions pendant près de dix ans (Belga, Metro, etc.) au sein desquelles il a jonglé avec micros, caméras, infographies et tableurs pour décortiquer l’actualité.